Les textiles naturels et synthétiques – Le chanvre

Pour faire du shopping de manière responsable, il faut d’abord apprendre à lire les étiquettes et à comprendre l’impact environnemental et social de chaque type de textile.

Il existe deux grandes catégories de textile dans la mode : les textiles d’origine naturelle, comme le coton, le lin, la soie, et les textiles d’origine synthétique, tels que la viscose, le polyester ou le lyocell par exemple.

 Il est coutume de penser que les textiles naturels sont bons pour la planète et que les textiles synthétiques ne le sont pas. Ce n’est cependant pas si simple. D’une part, certains textiles naturels ont des conséquences directes et indirectes très néfastes sur l’environnement et sur les travailleurs. D’autre part, une bonne part des textiles synthétiques sont aussi d’origine naturelle mais demandent un certain nombre de procédés chimiques pour être transformés.

 Dans cette série d’articles sur les textiles naturels et synthétiques, Paullet va vous apprendre à distinguer les différents textiles utilisés dans la mode et à comprendre quels sont les plus durables et responsables d’entre eux.

Ce nouvel article porte sur le chanvre !

Le chanvre

  • Quantité d’eau pour la production d’un kilogramme de fibre : 2,1 litres d’eau (contre 9,7 pour le coton)
  • Premiers pays producteurs : Chine (plus de 50%), France, Allemagne, Royaume-Uni, Chili
  • Part dans le textile mondial : 0,5% de la production mondiale de fibres végétales en 2015, soit moins de 0,1% de la production de fibres textiles

Le chanvre est la nouvelle matière textile à la mode, du moins chez les hipsters. Le cousin « sobre » du cannabis a en effet des vertus particulièrement intéressantes qui en font une matière naturelle écoresponsable de premier choix.

La culture du chanvre est tout d’abord très résiliente et dense et pousse à un rythme beaucoup plus rapide que celui du  coton. En moyenne, le chanvre utilise plus de deux fois moins d’eau que le coton standard et donne plus de fibres que le coton pour la même surface cultivée. Il ne nécessite normalement aucun pesticide pour croître et est cultivable sur tous les continents (en fonction des températures et de l’humidité, la fibre n’aura pas le même rendu). De plus, le chanvre nourrit en retour la terre à 60-70% de ce qu’il lui a lui-même pris pour grandir. Il permet ainsi d’améliorer la santé des sols. Le chanvre est par ailleurs un tissu très facile à teindre.

Cependant le processus qui permet de transformer le chanvre en textile est assez long et se fait en plusieurs étapes. La majorité des entreprises le font de manière industrielle par souci de temps et d’économies. Ce mode de production industriel fait pression sur l’environnement (énergie, eau). Son impact environnemental n’est cependant pas encore quantifiable car le renouveau du chanvre dans le secteur textile est très récent.

De même que pour le coton et le lin, le chanvre est amené à être teint et les teintures sont souvent à base de produits chimiques qui peuvent être nocives pour l’environnement et pour la santé.

De plus, la culture de chanvre est aujourd’hui assez peu maîtrisée et ne represente que 0,5 à 1% du secteur du textile mondial. En effet, la culture du chanvre est associée à celle de son cousin, le cannabis, et est donc encore interdite dans de nombreuse parties du monde, en particulier dans le monde occidental.

Le chanvre a des propriétés très positives pour la préservation de l’environnement mais son processus de transformation en fibre textile n’est pas suffisamment maîtrisé dans l’ensemble du secteur.

Pensez donc à vous renseigner auprès de Paullet et des marques !

Pauline Collet, le  6 avril  2020

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